Commun de Lussagnet Source du Salut ou Saint-Jean

Commun de Lussagnet Source du Salut ou Saint-Jean

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Catégories : Sources et fontaines

Description

Localisation

Elle se situe au carrefour du Cap dou Bosc, au bout du bois. L'accès est non banalisé et la recherche difficile.
La source se jette dans la Moule, petit affluent de l’Adour.

Historique

Les derniers documents mentionnant la présence de la fontaine datent du 17ème siècle. Certains pensent que son culte remonte au temps du paganisme.

Le site est rénové en 1990, le bassin a été curé et empierré. La même année, le curé de la paroisse décide de rétablir l'antique pèlerinage. Cette eau est sensée soigner les douleurs rhumatismales.

Mythes et légendes

Le jour de Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin, les sorcières cueillaient les simples et les malades qui venaient se baigner à la fontaine de Salut.

Jusqu'en 1914, des réjouissances populaires qui duraient deux nuits accompagnaient le pèlerinage. Dans l'après-midi, les aubergistes apportaient tables, tréteaux et boissons, tandis que le propriétaire faisait nettoyer l'aire où les jeunes allaient danser. Dans le ravin on construisait un abri ressemblant au tunnel construit pour la chasse à la palombe. Une des parois était faite de draps de lits, trois baignoires en bois étaient installées en face de trois énormes chaudrons plus bas dans le ravin, un bassin retenait le trop plein.
Des centaines de malades s'étaient inscrits pour bénéficier des bains, ainsi dès le dernier coup de minuit, se présentaient les premiers inscrits sur la liste. Dans la matinée, on bâtissait des fours de campagne, et à partir de 10 heures, on mangeait des omelettes aux pommes de terre et des poulets sautés arrosés de « piquepout ».

Des jeux de toutes sortes étaient organisés, un ménétrier infatigable faisait danser et le rondeau des cuisinières venait en final. La fête la plus réussie fut celle de 1914, un mois avant la guerre. Après la guerre, la main d’œuvre masculine manquant, le chemin du roi menant à la source est empierré, mais les aubergistes ne reviennent pas.

La source a toujours ses fidèles : « se trempent, qui un bras, qui une jambe, d’autres se frottent le dos et hanches avec un linge mouillé. Ils ont la foi et ils s'en trouvent guéris » !

Sources, notes, bibliographie

- De Marliave Olivier. Sources et saints guérisseurs des Landes. Edition l’Horizon chimérique, 1991, 189p.
- D’Estalenx Jean-François
- La fontaine du Salut. Bulletin Société de Borda, 3ème trimestre 1965, pp 286-291.
- Texte scanné Bulletin Société de Borda