Commune sarbazan Fontaine Saint-Eutrope

Commune sarbazan Fontaine Saint-Eutrope

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Catégories : Sources et fontaines

Description

Localisation

A gauche, en contre bas de la route qui mène au cimetierre.

Historique

Construite en 1887, l'oratoire actuel avec la statue en plâtre a été inauguré le 30 avril 1893 en présence du Chanoine Besslère et de l'Abbé Larrouy.
Les cérémonies ont cessé vers les années 1950.
Avec humour on explique l’arrêt des cérémonie ainsi : le pèlerinage avait lieu le matin et par courtoisie Monsieur le curé invitait ses collègues voisins et se sentait obligé de les retenir pour déjeuner ce qui occasionnait des frais !

Mythes, légendes, anecdotes

La fontaine était fréquentée le 30 avril (fête du saint). La procession partait de l'église. Les vertus attribuées à cette fontaine étaient celles de pouvoir soigner les maladies de peau, les rhumatismes et aider les enfants à faire leurs premiers pas.
Saint Eutrope était censé quérir les estropiés.

La tradition rapporte qu'un bœuf, jadis, refusa de quitter la prairie où se trouvait la fontaine, ce qui permit de découvrir une source que, très vite, les gens du pays considérèrent comme miraculeuse. (Cette légende est très courante dans de nombreux lieux de Gascogne) 

A propos de la fontaine Saint-Eutrope à Sarbazan :
Texte de georgette Laporte.
La tradition fait de saint Eutrope le premier évêque de saintes.
Le pape Clément l'aurait envoyé de Rome pour évangéliser la Saintonge, mais l'apostalat d'Europe dans cette région, ayant donné des résultats fort modestes, découragé Eutrope retourna à Rome. Le pape Clément le réconforta et le persuada de poursuivre la mission qu'il lui avait confié.
Revenu à Saintes, Eutrope obtint alors plus de succès, il réussit même à convertir Estelle, fille du « roi de la ville » ? Quand il sut la chose, ce dernier exila son enfant et fit exécuter Eutrope auquel Estelle rendit les derniers honneurs, avant de consacrer sa vie à la prière auprès de la vénérable tombe.
En réalité, Eutrope fut peut-être une victime de Dèce (250-251) et on ne retrouva sa tombe qu'en 594, au temps de Grégoire de Tours. Le squelette présentait une fente au crâne et l'on rangea Eutrope parmi les martyrs.

Le culte à Saint Eutrope (comme ce fut le cas pour Saint Denis à Paris et Saint Saturnin à Toulouse) connut une expansion notable en Gaule. Saint Eutrope était censé guérir les estropiés (Eutroius en latin) ; les hydropiques et les personnes souffrant de la tête (hydropisie : maladie caractérisée par l'accumulation de liquide analogue au sérum sanguin dans l'abdomen.
De nombreuses fontaines guérisseuses lui furent dédiées dans la Lande au cours de la deuxième moitié du 19ème siècle.

Sources

Mme Georgette Laporte-Castede : texte « A propos de la fontaine St Eutrope »
La mairie de Sarbazan
M. Bernard Séville